Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi notre semaine compte sept jours et non cinq ou dix? Il s’avère que chaque fois que nous consultons un calendrier ou que nous planifions les jours à venir, nous participons à une tradition millénaire, une tradition écrite par les « astres errants » du monde antique.
Les sept « errants »
Bien avant l'invention des télescopes, les anciens astronomes de Mésopotamie et de Grèce levaient les yeux et observaient sept corps célestes qui se déplaçaient différemment des étoiles fixes. Ils les appelaient planētes (errants). Pour ces premiers observateurs, ces sept corps étaient les forces les plus puissantes de l'univers, et ils ont décidé que chacun d'eux devait régner sur un jour précis.
Si l’on s’attarde sur le nom des jours en français, le système solaire se cache littéralement au cœur de notre vocabulaire.

Un bracelet italien en camée représentant les jours de la semaine par leurs divinités éponymes (milieu du XIXe siècle, Walters Art Museum).
Le système solaire dans notre langue
En français, contrairement à l'anglais, la connexion avec le ciel est presqu’immédiate pour la majorité de la semaine grâce à nos racines latines :
- Lundi : Le jour de la Lune.
- Mardi : Le jour de Mars.
- Mercredi : Le jour de Mercure.
- Jeudi : Le jour de Jupiter.
- Vendredi : Le jour de Vénus.
- Samedi : Le jour de Saturne (du latin Sambati dies, mais influencé par Saturne dans de nombreuses cultures).
- Dimanche : Bien que son nom vienne du « jour du Seigneur », il reste pour beaucoup le « jour du Soleil » (Sunday) dans l'ordre cosmique originel.

Diagrammes circulaires montrant la division du jour et de la semaine, provenant d'un manuscrit carolingien (Clm 14456 fol. 71r) de l'abbaye Saint-Emmeran. La semaine est divisée en sept jours, et chaque jour en 24 heures, 96 puncta (quarts d'heure), 240 minuta (dixièmes d'heure) et 960 momenta (40èmes parties d'une heure).
Pourquoi sept ?
Le choix du chiffre « sept » n'était pas le fruit du hasard. C'était l'intersection parfaite entre les mathématiques et l'observation. Il s'agissait des sept seuls objets célestes « mobiles » visibles à l'œil nu. C’est un rappel qu’à même milliers d'années de ça, les humains cherchaient déjà à synchroniser leur existence avec le rythme du cosmos.
Une connexion moderne
En tant qu'explorateur amateur, je trouve fascinant que notre concept moderne du temps soit encore régi par les sept mêmes corps célestes que les prêtres babyloniens observaient du haut de leurs ziggourats. Qu'il s'agisse du « jour de Lune » ou du « jour de Saturne », nous marchons toujours au pas avec les planètes.
La prochaine fois que vous regarderez votre montre ou votre agenda, souvenez-vous que vous ne regardez pas seulement l'heure, mais vous contemplez une carte du ciel antique.
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